Daniel Cohn-Bendit

Les Verts au PE votent contre un accord budgétaire qu'ils estiment daté et peu solidaire

Communiqué de presse - Strasbourg - 03.07.2013 

Le Parlement européen a adopté aujourd'hui la proposition du Conseil sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020. Une large majorité des parlementaires a convenu d'un règlement politique dans lequel le Parlement européen accepte le compromis accordé par les chefs d'Etats et de gouvernement. Le vote officiel des textes juridiques aura lieu au mois de Septembre. Le Groupe des Verts/ALE a voté contre cette proposition.

Réagissant à l'issue du vote, Daniel COHN-BENDIT, coprésident du Groupe des Verts a souligné le fait que:

"La semaine dernière, avec l'aval du PPE et des socialistes, Martin Schulz a négocié un budget européen au rabais avec le Conseil . Avec 85 milliards d'euros de coupe budgétaire en 7 ans, soit une réduction de près de 9% du budget européen, ce budget n'est pas à la hauteur pour lutter contre la crise! Pire, il n'y a rien sur les ressources propres, rien sur la relance économique, rien sur la transition écologique! 

En acceptant ce budget, qui aura pour effet d'affaiblir considérablement le Parlement européen, les députés européens se couchent face aux égoïsmes des Etats. Avec cet accord, on en viendrait presque à se demander si le Président du Parlement n'a pas voulu faire passer son avenir personnel avant celui de l'intérêt général des citoyens européens."

Isabelle DURANT, membre de la commission du budget a pour sa part estimé que:

"Ceux qui ont abondamment critiqué le précédent compromis disent maintenant tout le bien qu'ils pensent de cet accord. Au fond il ne modifie en rien le montant de l'aide pour lutter contre le chômage des jeunes (6 milliards d'euros) et pour l'aide aux plus démunis (500 Millions par an comme en 2013), sommes qui seront prélevées sur d'autres budgets sociaux. 

Le PPE entérine l'accord imposé par les chefs d'Etat, les socialistes se contentent d'un écran de fumée sur le chômage des jeunes et les libéraux l'acceptent sans aucune contrepartie... Même les conservateurs britanniques soutiennent l'accord, c'est peu dire..."