DANIEL COHN-BENDIT 1994 - 2014 - page 11

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DUTRAITÉD‘AMSTERDAMÀ LISBONNE.
LAVICTOIREDE L‘INTER-GOUVERNEMENTALISME.
//PARTIE 1
ÉVOLUTIONS
INSTITUTIONNELLES
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0 ans au Parlement Européen qui
ont vu la conclusion de énièmes
traités, la menée à bien d‘un pro-
cessus inédit – la Convention – qui
s‘est soldée par l‘échec de 2005 avec
les “NON” français et néerlandais.
L‘Union Européenne reste un conti-
nent divisé entre 27 États Membres
n‘ayant pas su conduire le proces-
sus d‘intégration politique nécessaire à sa survie face à
lamontée des géants que sont le Brésil ou la Chine. Gar-
dons à l‘esprit que d‘ici 30 ans aucun des paysmembres
de l‘UEne ferapartie duG8. Dont acte.
La crise de la zone euro a mis en exergue la primauté
des intérêtsnationaux sur l‘intérêt général européen. Car
c‘est bien le cœurduproblème: l‘additionde27 - 28main-
tenant - intérêts nationauxne suffisent pas àdévelopper l‘intérêt européen. La
responsabilité de cette crise a d‘ailleurs été rejetée sur l‘Union Européenne, la
rengaine du „c‘est la faute de l‘Europe“ devenant un hit dans la plupart des
États-Membres. Et pourtant, ce sont bien les États-Membres qui s‘avèrent être
responsables, non pas de l‘origine de cette crise, mais de son aggravation :
Incohérence, atermoiements, crispations sur des intérêts et enjeuxnationaux -
politiques ou économiques - ont primé sur la solidarité etmené à ladébâcle de
ces dernières années qui a vu lamultiplicationdes „sommets de crise“.
Contradictionde l‘UEqui est à voirdans sondéveloppement àpetits pas via la
conclusion de traités; traités soumis à la volonté des États. Rome, Maastricht,
Amsterdam, Nice, Lisbonne...
Le projet européen est aujourd‘hui ouvertement remis en question par une
partiedes citoyens etde certainspartispopulistes etnationalistes; cesderniers
faisantmiroiter l‘espoir d‘unavenirmeilleur viaune fermeture des frontières,
un retour à lamonnaie nationale, etc.
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