Cohn-Bendit et le PS : « Je n'y comprends rien »

26 novembre 2008

Le contexte politique vous est favorable ?

C'est difficile à dire, même si nous pouvons donner l'impression d'être sur un nuage avec un PS en difficulté, une gauche des années 30, un centre qui essaie de s'exfiltrer de la droite sans savoir où il va aller, ni comment, et un hyper président qui parle de tout et de rien. En réalité, en juin, la crise sera profonde et la tendance naturelle sera d'apporter de fausses réponses, style années 30. Nous devrons démontrer que la réponse à la crise économique et sociale, la réponse à la crise financière, et la réponse à la crise environnementale ne font qu'une. Et que nous n'avons pas le droit de relancer l'économie telle qu'elle a fonctionné jusqu'à présent.

À ce stade, comment se présente la mobilisation sur le terrain ?

Dans l'espace associatif, j'ai le sentiment qu'on trouve ça bien, mais qu'on n'est pas rendu à signer et à être partie prenante. Maintenant, c'est à nous de transformer le sentiment de sympathie, et convaincre qu'il ne s'agit pas de renforcer un parti, mais que l'urgence nous oblige à nous rassembler.

Prêt à accepter Daniel Waechter et le Mouvement écologique indépendant ?

S'il signe l'appel, pourquoi pas. La ligne, c'est : tous ceux qui veulent sur la base d'un contenu. On parle de rassemblement, ce n'est pas pour commencer par exclure.

Un commentaire sur la situation au PS ?

Je n'ai rien à dire, je n'y comprends rien. Après l'élection présidentielle et les municipales, l'écologie politique et les Verts étaient dans une situation difficile. L'idée de rassemblement a permis de dépasser l'amertume. Le problème c'est qu'au PS personne ne veut le rassemblement. Leur culture, c'est la haine. Pour les Européennes, nous ne pâtirons pas des difficultés du PS : il n'y a qu'un seul tour, pas d'alliance à négocier, et nos élus siégeront avec les verts européens.

Recueilli par Marc LE DUC