13 novembre 2008

G 20 - Crise Financière

A la veille de la réunion du G20 prévue ce 15 novembre à Washington, les Verts au Parlement européen ont organisé une conférence sur la réforme du système financier international. Ils ont, en présence d'experts de haut niveau (*) proposé des instruments pour une meilleure gouvernance mondiale des marchés et des stratégies pour un 'Green New Deal' qui permettraient de dépasser les crises financière, environnementale et sociale actuelles.

A la veille de la réunion du G20 prévue ce 15 novembre à Washington, les Verts au Parlement européen ont organisé une conférence sur la réforme du système financier international. Ils ont, en présence d'experts de haut niveau (*) proposé des instruments pour une meilleure gouvernance mondiale des marchés et des stratégies pour un 'Green New Deal' qui permettraient de dépasser les crises financière, environnementale et sociale actuelles.

Pierre Jonckheer, vice-président du Groupe des Verts/ALE, a d'emblée souligné que "la puissante perte de légitimité d'une série d'acteurs qui n'ont eu de cesse de prôner l"autorégulation", alors que les Verts ont toujours plaidé pour "Mieux légiférer" et demandé une meilleure gouvernance économique et financière. On ne peut pas dissocier la crise financière et bancaire de la question du mode de développement. Il faut instaurer un "New Green Deal" qui rende la finance plus responsable de ses actes. Nous demandons  également le développement sur le plan européen d'une politique d'investissements ambitieuse afin de répondre aux défis sociaux et environnementaux de l'économie mondiale. C'est en particulier dans les énergies renouvelables que les Verts européens demandent aux dirigeants d'investir ce qui va créer des emplois verts. La question des compétences de l'UE doit également être reposée. Les Etats ne peuvent se refugier derrière le paravent de la subsidiarité pour continuer la politique du "business as usual".

Nous demandons au G20 de prendre sérieusement en considération l'idée de la Taxe Tobin pour lutter contre la spéculation financière et éviter l'éclatement de nouvelles crises. L'instauration d'une telle taxe, défendue depuis longtemps par les Verts, est plus que jamais d'actualité. Elle permet de faire d'une pierre deux coups: elle freine la spéculation tout en permettant de dégager des ressources pour la création d'un fond d'aide aux pays en développement, et de combattre les atteintes à l'environnement .

Le G20 doit aussi déboucher sur des mesures drastiques pour combattre les paradis fiscaux, qui gangrènent le système financier international".

Daniel Cohn-Bendit, coprésident du Groupe des Verts/ALE a pour sa part rappelé qu' "il n'y avait pas de solution nationale à la crise financière et que ceux qui le pensent, comme le gouvernement allemand, se trompent. Les débats de ce matin nous ont conforté dans l'idée qu'il faudrait impérativement instaurer une taxe carbone qui serait prélevée sur le prix vertigineux du pétrole en 2008. Une telle taxe pourrait rapporter 400 milliards, ce qui représente une somme faramineuse pour investir dans la transformation écologique des différents secteurs de l'économie, et qui permet de relever le défi des émissions de  CO2 . Si l'idée d'un New Green Deal en faisait rire plus d'un avant la crise, aujourd'hui, plus aucune force politique n'en fait l'économie. Nous nous en félicitons".


Press Service of the Greens/EFA Group
in the European Parliament

Isabelle Zerrouk
Attachée de presse
Verts/ALE au PE
Tél fixe 00 32 2 284 27 42
Tél portable 00 32 477 319 474
Site internet: www.greens-efa.org