Daniel Cohn-Bendit demande à Nicolas Sarkozy de faire libérer sept prisonniers chinois

18 juillet 2008

Afin que la présence controversée de Nicolas Sarkozy en Chine cet été, à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, soit "utile", le coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, a confié au président français une mission. Daniel Cohn-Bendit lui a envoyé, jeudi 17 juillet, une liste de sept prisonniers politiques chinois dont il souhaite que le président français réclame la libération lors de sa visite à Pékin en août.

Les prisonniers "symbolisent différents secteurs de la société civile chinoise, qui défendent les droits et libertés en Chine", a écrit Daniel Cohn-Bendit dans sa lettre. Parmi les sept prisonniers figure Hu Jia, 34 ans, condamné début avril à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion, après avoir publié des articles critiques sur Internet et accordé des entretiens à la presse étrangère.

UNE "HONTE" D'ASSISTER À L'OUVERTURE DES JO

La liste comprend également Huang Qi – célèbre pour son site Internet de défense des droits humains –, les avocats Chen Guangcheng et Yang Maodong, le moine tibétain Tenzin Delek, le membre du mouvement spirituel Fa Lun Gong Bu Dongwei, et l'activiste Yang Chunlin, initiateur de la campagne "Nous voulons les droits de l'homme, pas les JO".

Daniel Cohn-Bendit avait dénoncé la semaine dernière, au Parlement européen, la décision de Nicolas Sarkozy de se rendre à la cérémonie d'ouverture des JO."C'est une honte, c'est minable d'aller à l'ouverture des Jeux olympiques", avait lancé le député européen, qui portait le tee-shirt de l'association Reporters sans frontières où figurent les anneaux olympiques menottés.